Le régime d'imposition détermine comment le bénéfice de votre entreprise est taxé — et donc, in fine, combien il vous reste réellement à la fin de l'année. C'est une décision structurante, à réévaluer à chaque changement significatif d'activité.
Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés
En entreprise individuelle (y compris micro-entreprise), le bénéfice est par défaut soumis à l'impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie correspondant à votre activité (BIC ou BNC), et s'ajoute à vos autres revenus du foyer fiscal. En société (SARL, SASU, EURL...), le résultat est en principe soumis à l'impôt sur les sociétés (IS), avec un taux réduit sur une tranche de bénéfice puis un taux normal au-delà — sous certaines conditions d'éligibilité au taux réduit.
Certaines structures permettent d'opter pour l'autre régime sous conditions : une EURL peut par exemple choisir l'IS, une SASU reste par défaut à l'IS mais peut, sous conditions et durée limitée, opter pour l'IR. Ce choix mérite une simulation chiffrée plutôt qu'une décision par défaut.
Micro-fiscal ou régime réel
Pour les entreprises individuelles, le régime micro-fiscal applique un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires pour déterminer le bénéfice imposable — simple, mais parfois défavorable si vos charges réelles dépassent cet abattement. Le régime réel impose de déclarer les charges effectivement engagées, ce qui demande plus de rigueur comptable mais peut réduire significativement l'assiette imposable pour une activité à charges élevées (achats de matières, sous-traitance, matériel).
Le bon réflexe : comparer chaque année le montant de vos charges réelles à l'abattement forfaitaire de votre régime. Si l'écart devient important, un changement de régime doit être envisagé avec votre expert-comptable.